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samedi 16 avril 2022

Livre et exposition : De l'Écolier au Travailleur

 En ce moment chez l'imprimeur, le projet de l'Écolier au Travailleur sur lequel j'ai travaillé ces derniers mois, pour l'association Mémoire du Santerre.

L'association a recueilli les témoignages de personnes maintenant octogénaires, sur les conditions de leur entrée dans le monde du travail. Dans les années 50, au sortir de la guerre, ceux qu' il est maintenant de bon ton d'accabler de reproches pour l'état de la planète, les "baby boomers"quittent les bancs de l'école pour ceux de l'usine, en passant par le travail agricole ou la domesticité.

Ils racontent l'histoire d'un monde disparu, solidaire et rude, à l'ordre social établi et immuable,  où le travail bien fait, la compétence rend fier et digne de respect, un monde qui s'effondre à la fin des années 70 dans le cataclysme de la mondialisation…

l'instagram de l'association 

Pour mettre en valeur ce fond, nous avons conçu une exposition, accompagnée d'un livre, dans lequel j'ai illustré les moments de vie issus de ces témoignages. Pour aller au plus près de ces anciens, et de leur descendants,  l'exposition est conçue pour être mobile et devrait partir en tournée dans les bourgs villages du Santerre, terre ouvrière où l'industrie de la bonneterie faisait vivre depuis 300 ans avant de disparaître.

56 pages, 18 x 19 cm. Illustré.
 Le livre, en complément de l'exposition, reprend les textes et illustrations, mais aussi la nouvelle FA.MO.BO. de Jidé, texte autobiographique primé, et une interview de "Fernande" ouvrière employée à la couture des bas, aux ongles soignés pour éviter les filures.

23 panneaux, dont 9 paires illustrés. Montés sur Roll up pour une installation facile et rapide, pour que l'exposition parte en tournée.

J'ai travaillé avec une partie du fond photographique de l'Association pour réaliser les illustrations, ainsi qu'à partir des nombreuses machines conservées dans les collection du "Musée de la Bonneterie" de Moreuil –spécialement les Bentley Komet– des mécaniques étonnamment complexes et délicates !






mercredi 12 février 2020

Catalogue EMArt - #LesYeuxOuVerts

Un aperçu du catalogue réalisé pour l'exposition #LesYeuxOuVerts, en complément du précédent article sur le kit de comm pour l'évènement.
Une exposition organisée au bénéfice de l'association EMA, tout comme le livre "Écrire l'avenir" que je vous ai précédement présenté.
Couverture en carton Kraft, un passage sérigraphie et un passage "UV", autocollant Orange Fluo.
Reliure cousue 16,8 x 22 cm. Impression : Direct print











mardi 14 janvier 2020

Écrire l'avenir. Un beau livre de photos réalisé pour l'association EMA

"Écrire l'avenir" ouvrage dont j'ai assuré la direction artistique et la mise en page en collaboration avec le photographe Brahim Benkirane, et Myriam Ezzakhrajy.
Très beau livre, réalisé pour le compte de l'association EMA (Enfance Maghreb Avenir)
qui a pour objet la rénovation des écoles de l'enseignement public au Maroc. 
Préfacé par Leila Slimani, le livre se découpe en trois grandes parties, encadrées par la présentation de l'association et un portrait de sa fondatrice, Najate Limet. 
Toutes ces pages sont bilingues, arabe/français,–un exercice typographique que j'affectionne, ainsi que trois portraits, d'une élève, d'une enseignante et du directeur d'une des écoles. La maquette se veut élégante sans ostentation, privilégiant la composition de la double page en écho aux compositions typographiques.
 La première partie présente les magnifiques photos que Brahim a pris des lieux avant rénovation. Nature morte prises dans les salles vides, pendant les récréations, elles évoquent la vie des établissements, matières riches des tables patinées, trousses et cahiers évocateurs de poèmes passés et de récitations de René-Guy Cadou.






La deuxième partie, lumineuse et enjouée est consacrée à la vie des établissements après rénovation. Brahim s'est pour cela glissé dans les classes pour y saisir toute la spontaneité sans feinte du quotidien des élèves et de leurs encadrants.






 La troisième partie, photographiée l'été montre la tenue des travaux qui ont permis ce résultat saisissant. La qualité de la composition des photos de Brahim Benkirane, la finesse de sa lumière m'ont inspiré une présentation épurée, sans artifices, à peine quelques à plats de couleurs équilibrent la composition des pages, pour faire chanter les photographies.

lundi 13 janvier 2020

Kit pour l'exposition EMArt, à partir du 16 Janvier à l'Artorium, Casablanca

Invitations papier
Dans le numéro (5674) du jour de l'Économiste, l'annonce de l'exposition EMArt #LesYeuxOuverts, à l'Artorium-Casablanca me permet de vous présenter le travail réalisé pour la communication autour de cet évènement.

Autour de la photo du "Gorille" sculpture de Michel Audiard, exposée à cette occasion ; j'ai développé un visuel faisant appel à des matières brutes ou recyclés (Carton kraft) accompagnées de symboles signalétiques (bandalise verte) et d'une typo évocatrice d'urgence et de sécurité pour traduire le thème de la transition écologique qui traverse cette expo. Le tout souligné par une sérigraphie orange fluorescente.

En dehors de l'urgence écologique à laquelle cet expo ambitionne de nous sensibiliser, notez que les fonds récoltés servent au financement de la campagne de réhabilitation d'écoles publiques (au Maroc) initiée par l'association EMA, dont nous aurons prochainement l'occasion de reparler.
Ci dessous, les multiples formats à laquelle cette création a été adaptée.



Annonce l'Économiste
Photocall (avec provisoirement dans le rôle du grouillot qui donne l'échelle, un jeune Richard Branson)


Couv FaceBook
Event Facebook
Post réseaux sociaux
Invitation par mail (ci dessous, le footer / sponsors



mardi 23 juillet 2019

Villa Boga Boga : relooking complet…


Le logotype

La Villa Boga Boga, restaurant quasiment historique de Casablanca, n'avait pas vraiment de logo, aussi étrange et incroyable que cela puisse paraître. Ce qui n'était pas étranger à la dégradation de son image de marque, qui glissait vers "pizza crêperie".

L'établissement, décoré de reproductions de Botéro et de quelques bronzes Art décos, est illuminé le jour par une grande terrasse couverte, lumineuse. Une certaine élégance bourgeoise, éclairée, cultivée.

Le nouveau logo, sobre, d'une influence japonaise assumée en référence à la tradition Art-déco de la ville de Casablanca, joue sur une signature calligraphique aux fausses symétries.
La calligraphie est accompagnée par la typo "Cassanet" évidente référence à Cassandre, et aux polices de l'époque (le "S") qui sont partie de l'identité typographique de Casa..

En façade, et pour filer la référence culturelle, l'enseigne est une reprise de la signature calligraphique en ferronnerie noire simplement tracé sur un mur vierge.

Le menu

Du passé faisons table rase…. Photo Trip advisor
Une composition rigoureuse jouant sur différents tons de gris, légèrement chinés, de larges marges blanches et des polices de caractère choisies pour leur élégance classique (Cochin italique et Poppl Laudatio), voilà comment trouver l'équilibre entre un look rétro –dont il serait malvenu qu'il évoque la période coloniale– et une élégance contemporaine. Thème général : fraîcheur et lumière, à l'image du cadre, en particulier la terrasse et la vaisselle.
Une proposition qui du passé fait, sans regret, table rase, jusque dans le choix du papier, un beau 300g rainuré façon Ingres, et du format.  un généreux 25 x 50 cm ouvert.
Le menu, première et quatrième page
Le menu, pages intérieures
La carte des vins et alcools est glissée dans le menu
Carte des vins, verso

Crêpe show

La Villa Boga Boga, au fil des années étaient de plus en assimilée à une crêperie, une spécialité – à la réputation méritée – qui a fini par occulter le reste de la cuisine. Décision a été prise de présenter les crêpes sur une carte séparée, afin d'assumer cette réputation, sans qu'elle masque le reste. Un format plus petit permet sa manipulation par les enfants. Toutefois les mêmes codes graphiques, et le même papier sont utilisés, pour bien signifier la montée en gamme.


Réseaux sociaux

Pour affirmer le repositionnement de la Villa Boga Boga, trois axes de communications ont été utilisés : la gastronomie (hors crêpes), l'ambiance et la déco, et l'équipe, qu'il était nécessaire d'impliquer dans les changements.
J'ai donc pris des photos selon ces trois principes, qui ont fait l'objet de publications sous forme de bannières et de posts sur la page Facebook du restaurant, et qui feront l'objet d'une prochaine publication…

À suivre

vendredi 12 juillet 2019

Blend Gourmet Burger : une rétrospective

Il était une fois…

En 2011 je rencontre Amine Tazi, accompagné du scénariste J-F Chanson. Il nous explique qu’il veut, avec un comparse, ouvrir un restaurant très haut de gamme, où ne seront servis que des burgers (–Des hamburgers ? –Non ! Des burgers !) et du champagne.
Notre mission : réaliser une bande dessinée périodique, narrant les aventures (gastronomiques) d’un couple représentant, pour l’héroïne le champagne et le héros, le burger …
je le prends pour un fou.
Nous avons modérément planché sur les personnages et le premier épisode, vaguement steampunk, mettant en scène nos deux protagonistes faisant le tour du monde dans leur quête de l’ingrédient parfait… Mais, avant que de toucher au but, le projet s’enlise et, sans surprise, ne se fait pas…

Il était une deuxième fois…

Été 2013. Amine Tazi me recontacte. Le restaurant est ouvert, il s’appelle Blend Gourmet Burger. Cela me permet de comprendre la réalité du concept Gourmet Burger, assez flou jusque là surtout dans le contexte casablancais. C’est le premier restaurant du genre à Casablanca, et personne ne sait exactement ce qu’est un burger gourmet.
Mais Amine a un plan ! Il poursuit son idée d’incarner le concept par un personnage.
Il me raconte son histoire sur le champ : arrogant et désagréable, c’est une sorte de Minotaure, nommé le Méchant Bœuf qui commence dans la vie par une scolarité… impertinente, il devient marchand ambulant de burgers à New York, puis apprenti cuisinier sur un paquebot direction Paris, où il apprend la gastronomie auprès d’un grand Chef. À la fin, il ouvre son établissement à Casablanca, le Blend.

Pour illustrer cette histoire, je réalise cinq images qui seront affichées, en grande taille, dans le restaurant de la rue Gautier, à Casablanca.
Photo TripAdvisor

Pour sa part, Amine rédige des notules biographique en haut du menu, reprises sur le FaceBook® du restau.




Le menu.

Première interface du client le menu est conçu à l'image des Gourmets Burgers : dense, touffu, riche. Une multiplicité typographique inspirée de la presse de la fin du XIXe siècle, parfumée de polices et pictos 50's. Chaotique au premier abord, il est en fait très hiérarchisé et rubriqué.

Chaque nouvelle parution est un exercice de mise en page apparenté à la résolution d'un Rubik's cube. 

Le menu, renouvelé mensuellement va être le support d'un story telling foisonnant qui saura créer un lien fort avec la clientèle.

Au fur et à mesure, la petite illustration en haut de page va devenir un épisode de bande dessinée, narrant les aventures du Méchant Bœuf.
☞La série complète des aventures du Méchant Bœuf est visible ici ☜

Déclinaisons du menu pour les nouvelles adresses, le Blend Corner, le Blend Gourmet Burger de Rabat, et l'éphémère Blend Brothers de Marrakech.

Chaque enseigne a une offre, et donc une identité particulière, tout en conservant l'identité de la marque Blend.

Parmi les constantes, la rubrique Wikiblend, mélange d'information vraies ou totalement farfelues.

Tout comme la bande dessinée qui multiplie les références et les private jokes, le Wikiblend introduit un lien de complicité avec le client, qui est bien plus qu'un consommateur.

De la meilleure façon de prononcer bintje en verlan et du rapport avec le Titanic…
Photo TripAdvisor
Photo TripAdvisor

  Affiches, stuffers et merch'


Tous les mois un nouvel épisode des aventures du Méchant Bœuf est décliné et repris en affiche, en bannière et post facebook, et en petite PLV "stuffer" sur les tables du restaurant.

Les incarnations multiples du Méchant Bœuf deviennent un élément majeur du décor.

Certain vont être repris en autocollant, en T-shirts ou proposés dans une version coloriage pour occuper les enfants. En effet, bien que prévu à l'origine pour une clientèle de jeunes adultes, le restaurant non fumeur et ne servant pas d'alcool attire une clientèle de plus en plus familiale.
La galerie des personnages récurrents va d'ailleurs être élargie, au "villain" Dark Burger et à Bô, la fiancée du Méchant Bœuf (désormais nommé Mô) qui revendique une participation active aux péripéties. En particulier dans les épisodes "le retour de Dark Burger*", "Minotaure" ou "Surprise" que vous pouvez consulter sur la page de l'intégrale des Blend'BD. 

*la fameuse réplique :"Halte là ! Pathétique phallocrate"



Un exemple des jeux de mots absurdes et des références croisées. (Juin 2014)

Un storytelling immersif

Les différents supports, affiches, PLV, Facebook, menu sont complémentaires, l'aventure annoncée sur FB est racontée sur le menu et complétée sur la PLV de table…
PLV Stuffer recto verso, posé sur les tables. (septembre 2014)
…ou annoncée en PLV, racontée sur le menu et terminée sur le FB. Le client Blend participe en immersion à l'expérience Blend.
 Jap Burger (Octobre Novembre 2014) PLV + FB


Mac & cheese (décembre 2017)
(Mars 2017)


rentrée 2017


(Janvier 2016)
Ramadan 2015

Blendog

Photo Aiss says

En février 2015 ouvre le Blendog, variation "gourmet" autour du Hot Dog. Un nouveau personnage est alors introduit : M. Dogue de la Haute, un chien fou dont le projet est de devenir le maître du monde grâce au pouvoir(s) du hot dog…
Dans la bande dessinée en tous les cas, dont il deviendra un personnage récurrent.
Au Blendog, le menu est affiché en terrasse sur les murs, avec une esthétique mélant steampunk et tableau noir à la craie, concession à l'air du temps.
Photo Aiss says
M. Dogue de la haute, as du déguisement, émule d'Arsène Lupin, endosse les identités spécifiques de chaque variété de hot dogs.

La série complète de ses costumes in situ est visible ici, ainsi que là !

Ci contre, des projets non retenus…
et la collection complète de ses panoplies…

Craie et tableau noir

Dans le même esprit que les semi élucubrations véridiques du Wikiblend, nous avons réalisé plusieurs "Leçons" affichées en grand format dans les établissement. Non présentée ici, la leçon Numéro 1 a été directement peinte sur le mur du restaurant Gautier.

Merci àValentin pour le coup de main !

Cinema

À l'occasion de la dernière rénovation du restaurant Gautier, Nasser Benjelloun m'a demandé de travailler sur des pastiches d'affiches de cinema, dans lesquelles apparaitrait le méchant bœuf (ainsi que Bô, que j'ai pris l'initiative de faire figurer dans "le Burger des Étoiles". Elles ont remplacé les premières affiches (tout en haut de cet article) qui sont allées orner les murs des nouveaux points de vente…





La boucle est bouclée. Photo TripAdvisor
Vous en voulez encore ? 

et ci-dessous, un petit florilège des réalisations …












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